Bouger pour grandir : l’importance de la psychomotricité dès la naissance

Entretien croisé avec Nicolas, papa de Joshua, 3 ans – dans le cadre du programme Le jardin Pirouette et Cabriole

🎤 Animatrice – Nicolas, qu’est-ce qui vous a donné envie d’inscrire Joshua à un atelier de psychomotricité ?

Nicolas : Je cherchais une activité qu’on pourrait vivre à deux. Joshua est un petit explorateur : il grimpe, saute, bouge sans arrêt. Mais à la maison, ça devenait difficile de lui offrir un environnement vraiment adapté à la maison.

Je ne voulais pas juste « l’occuper », je voulais qu’il puisse bouger, à son rythme, dans un cadre bienveillant. Et moi, en tant que parent, j’avais aussi envie d’apprendre à mieux l’accompagner dans son apprentissage.

🎤 Animatrice – Et comment avez-vous découvert l’atelier Pirouette et Cabriole près de chez vous ?

Nicolas : Par hasard, en fait. Je regardais les activités familiales proposées au centre communautaire proche de chez moi, et je suis tombé sur le nom Pirouette et Cabriole. Rien que le nom, ça m’a fait sourire.

Quand j’ai lu qu’on entrait dans un univers ludique, avec des personnages, j’ai su que ça parlerait à Joshua. Et j’avoue, moi aussi j’étais curieux de voir ça en vrai !

Consultez la carte pour trouver un centre proche de chez vous.

 

 

🎤 Animatrice – Et toi Joshua, tu te souviens de ton personnage préféré ?

Joshua : Fenouil ! Il saute très haut !

🎤 Animatrice – Qu’est-ce qui vous a marqué dans ces ateliers ?

Nicolas : La liberté. Et la douceur. On ne pousse pas les enfants à performer. On les laisse découvrir.
Les parcours moteurs, les petits défis, les cachettes… tout est pensé pour stimuler leur développement, mais toujours en s’amusant.
Et ce que j’ai vraiment aimé, c’est que les personnages accompagnent les enfants, un peu comme des copains imaginaires. Ils les guident, les rassurent.

🎤 Animatrice – Est-ce que ces moments ont changé quelque chose pour vous ?

Nicolas : Oui, clairement. Avant, je voulais souvent lui montrer comment faire. Maintenant, je le laisse aller, je l’observe.
Et il me surprend. Il grimpe, il se relève, il trouve des solutions. C’est fou ce qu’on apprend en le regardant bouger.
Ces ateliers m’ont appris à l’accompagner en douceur. Et lui, il a gagné en assurance. Il ose plus.

🎤 Animatrice – Si vous deviez résumer votre expérience en un mot ?

Nicolas : Connexion.
Ce n’est pas juste une activité, c’est un moment vrai, où on se retrouve, où je redécouvre mon fils… et lui, il s’épanouit.

Le saviez-vous ? Les personnages de Pirouette et Cabriole accompagnent les enfants tout au long du programme pour les aider à grandir… en bougeant avec plaisir !

Une invitée engagée dans le développement des tout-petits

Dans cet épisode, nous recevons Suzanne Gravel, enseignante retraitée en éducation à l’enfance au Cégep de Jonquière et coordonnatrice du Consortium québécois de développement des pratiques psychomotrices (CQDPP).

Pourquoi intégrer le mouvement dès les premiers jours de vie ?

Suzanne partage des outils simples et concrets pour encourager le mouvement chez les bébés et jeunes enfants. Elle démontre comment de gestes naturels peuvent enrichir le quotidien des tout-petits et soutenir leur développement global — moteur, affectif, langagier,  social et cognitif.

Le jeu et le plaisir avant tout !

Son message est clair : le mouvement doit toujours rimer avec plaisir ! À travers des exemples concrets, découvrez comment créer des moments ludiques qui favorisent à la fois le lien parent-enfant et l’autonomie.

Un épisode inspirant pour les parents, les équipes d’animation, et toute personne curieuse de découvrir l’impact du mouvement sur le développement de l’enfant.

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Bouger pour grandir : l’importance de la psychomotricité dès la naissance

À partir des propos recueillis auprès de Suzanne Gravel, enseignante retraitée en éducation à l’enfance au Cégep de Jonquière et coordonnatrice du Consortium québécois de développement des pratiques psychomotrices (CQDPP), dans le cadre de notre épisode de balado Grandir, un jeu d’enfant

Dès la naissance, l’enfant se développe à travers son corps. Ce n’est pas seulement une question de motricité ou d’activité physique : c’est par le mouvement qu’il découvre qui il est, entre en relation avec les autres et comprend le monde qui l’entoure.

«Le mouvement, c’est un impératif pour permettre à l’enfant de se développer de façon optimale. »

Construire son identité dès les premiers mois

L’identité de l’enfant ne se forge pas d’un coup. Pendant les tout premiers mois, son univers est fusionnel : il ne distingue pas encore son corps de celui de sa figure d’attachement.

Cette construction progressive de la conscience de soi atteint un tournant autour de deux ou trois ans. C’est l’âge où l’enfant commence à s’opposer, à dire « non », à vouloir tout faire seul. C’est normal — c’est même souhaitable.

« C’est la période de l’opposition. C’est une période qui nous montre que l’enfant a réalisé qu’il a un plein pouvoir sur sa personne puis qu’il est distinct des autres. »

Explorer le monde par le corps

Entre 3 et 5 ans, une nouvelle phase s’ouvre : l’enfant veut tout essayer, tout toucher, être le premier à grimper, sauter, courir. Il explore ses propres limites, découvre ses forces, et surtout, développe son identité.

L’enfant explore tout avec son corps : l’espace, les objets, les autres. Monter, descendre, manipuler, tomber, recommencer… Chaque geste devient apprentissage.

« Toute la découverte du monde se fait par son corps, par ses expérimentations, ses déplacements, ses manipulations.»

« Bouger, expérimenter son corps, c’est à la base de la construction de l’identité de l’enfant, puis c’est la mission première qu’il a à accomplir pendant la petite enfance, de 0 à 5 ans. »

Se construire par l’expérience… et les erreurs

Dans cette phase de développement, tomber n’est pas un échec : c’est un apprentissage. L’enfant développe sa coordination, sa confiance et son autonomie par l’essai, l’erreur et la répétition.

« C’est en tombant qu’on apprend à se relever, puis c’est en tombant qu’on apprend ce qu’il faut faire pour ne pas tomber. »

Favoriser les jeux libres et la présence attentive

Pas besoin de jouets sophistiqués pour accompagner le développement moteur de votre enfant. Les enfants trouvent des ressources infinies dans :

Pour vous inspirer, découvrez nos suggestions d’activités simples à faire à la maison, spécialement conçues pour stimuler sa motricité, son autonomie et son imaginaire en toute simplicité.

Les expériences de manipulation libre encouragent la créativité, l’exploration, et surtout, l’estime de soi par la réussite et l’adaptation.

Ce qu’il faut retenir 

Être présent, offrir un espace sécuritaire, valoriser le mouvement et le jeu libre : voilà les ingrédients essentiels pour soutenir le développement de votre enfant. Inutile d’en faire trop. L’essentiel, c’est l’amour et la bienveillance.