La parentalité vient avec beaucoup d’amour, de sourires… et de questionnements !
Dans ses premiers mois de vie, notre enfant connaît une évolution impressionnante. Même s’il existe de plus en plus d’outils et de ressources, notre bébé n’arrive pas avec son petit manuel d’instruction. Parmi les nombreux aspects qui suscitent des questions chez les parents, son développement psychomoteur occupe une place importante. En plus d’être un mot qui rapporte gros au Scrabble, la psychomotricité est un pilier du développement de l’enfant.
Les ateliers du jardin de Pirouette et Cabriole débutent à partir de 6 mois parce qu’à cet âge, la majorité des bébés disposent d’un meilleur contrôle postural, interagissent davantage avec leur environnement et peuvent profiter plus activement des activités proposées en groupe. Nos ateliers de psychomotricité sont conçus pour soutenir ces nouvelles habiletés : bouger, explorer, s’amuser dans un environnement sécurisant, tout en renforçant le lien parent-enfant.
Mais au fait, qu’est-ce que la psychomotricité? Il s’agit d’une approche qui touche toutes les dimensions du développement global de l’enfant, en intégrant le corps et l’esprit dans un même processus d’apprentissage. Elle reconnaît que l’enfant apprend par son corps, dans l’action. Chaque roulade, chaque tentative pour attraper un jouet et chaque déplacement contribue au développement de ses habiletés motrices, cognitives, affectives, sociales et langagières.
Avant 6 mois, les étapes du développement sont tout aussi importantes, mais elles sont encore très liées aux soins de base, à l’attachement et aux découvertes du quotidien. Il existe plusieurs façons simples et concrètes d’accompagner votre enfant.
De la naissance jusqu’à 3 mois, le bébé apprend surtout à s’adapter à son nouvel environnement extra-utérin. Graduellement, il tourne la tête vers une voix familière, commence à suivre un objet du regard, relève doucement la tête lorsqu’il est sur le ventre. Beaucoup de ses mouvements ne sont encore que réflexes, mais ils restent essentiels pour la suite de son développement.
Entre 3 et 6 mois, les découvertes se multiplient. Le bébé commence à se retourner, à tenir sa tête avec plus de contrôle, à saisir des objets et à les porter à sa bouche. C’est une période où il explore son corps et son environnement à travers le jeu et les contacts avec ses parents et ses proches.
Dès la naissance, chaque petit geste est une occasion d’éveil.
Le parent est le premier partenaire de jeu de son bébé et son terrain de jeu le plus précieux. Chaque moment partagé, aussi simple soit-il, contribue à son développement. Des activités simples, comme notre activité Le tonus, offrent une belle occasion de bouger, jouer et explorer avec votre bébé à la maison.
Offrir à son enfant des occasions de bouger et d’explorer au quotidien le prépare à profiter pleinement des ateliers à venir. Découvrez l’organisme le plus près de chez vous.
Références :
Naître et grandir. (s. d.). 3 mois : motricité globale.
Naître et grandir. (s. d.). 6 mois : motricité globale.
En tant que parent, on souhaite toujours ce qu’il y a de mieux pour notre enfant. D’un côté, il y a les activités que l’on planifie, organise et encadre. De l’autre, il y a le jeu libre qui lui permet d’explorer et d’expérimenter. Toutefois, entre les deux, il existe d’autres options. Voyons comment diversifier les expériences de nos enfants, simplement, à travers les moments du quotidien.
Entrez dans l’univers de l’enfant. On devient co-joueur ou co-joueuse, on suit ses idées, ses initiatives et ses intérêts. On ne dirige pas le jeu, mais on ne reste pas en retrait total non plus.
Par exemple, lors d’une marche en forêt, si notre enfant s’arrête pour regarder une roche, on prend le temps de s’arrêter aussi. On l’observe avec lui, on pose des questions comme : « Qu’est-ce que tu aimes de cette roche? À quoi te fait-elle penser? Qu’est-ce que tu observes quand tu la touches? ». En mode exploration, l’enfant peut vouloir grimper sur une souche, attraper des insectes, construire une cabane avec des branches. Le rôle du parent est de l’accompagner, d’être présent, sans imposer le rythme ni l’objectif.
Une autre manière intéressante de passer du temps avec son enfant est de le faire participer à la vie familiale : cuisiner, jardiner, ranger, plier le linge ou laver la table deviennent des expériences d’apprentissage.
Plus jeune, ou quand la tâche est trop dangereuse ou importante, l’enfant reste dans l’observation.
On peut commencer par demander à notre enfant de tenir le bol pendant qu’on mélange quelque chose, tourner le mécanisme de l’essoreuse à salade, etc. On le laisse nous imiter.
Graduellement, on propose à notre enfant de nous aider, à son niveau, dans des activités adaptées à ses capacités. C’est motivant pour l’enfant de voir l’impact de son geste et sentir qu’il contribue pour vrai. Par exemple, on le laisse plier le linge avec nous, on ne fait pas semblant en lui donnant autre chose. On accepte que les serviettes ne soient pas parfaitement pliées et on les range quand même avec les autres. Derrière chaque serviette pliée un peu de travers, il y a une nouvelle compétence qui prend forme.
Serviettes : 3/10. Fierté de l’enfant : 11/10.
Il y aura sans doute des galettes un peu originales et quelques miettes oubliées au passage. Mais chaque occasion de participer lui permet d’apprendre, de gagner en assurance et de développer des habiletés qui lui serviront longtemps.
L’important est qu’il contribue. L’enfant apprend qu’il fait partie de la vie familiale et que ces activités peuvent aussi être amusantes. Les jeux symboliques en sont un bon exemple puisque naturellement, les enfants se mettent à imiter les gestes du quotidien.
Ces moments du quotidien deviennent alors autant d’occasions de passer du temps ensemble, de nourrir sa confiance et de développer son autonomie. Cette façon de voir l’enfant comme un membre actif de la famille peut même éviter certaines frustrations lorsqu’il tient à faire les choses par lui-même. Le chemin vers l’autonomie est parfois parsemé d’éclaboussures, mais aussi de beaucoup de plaisir, de découvertes et de fierté.
En fin de compte, accompagner un enfant ne consiste pas toujours à lui proposer davantage d’activités. Contrairement à ce qu’on peut penser, c’est en ne prenant pas tout sur ses épaules qu’on permet à l’enfant de se développer au maximum, puisqu’on lui donne de l’espace pour explorer ses intérêts et ses limites, expérimenter le jeu libre, découvrir, contribuer et plus encore. On prend simplement un peu de temps pour entrer dans son univers et on lui fait une place dans le nôtre.
Références :
Le jeu libre chez l’enfant est souvent sous-estimé. En tant que parent, on se met souvent beaucoup de pression quand vient le temps d’organiser des activités. On veut que ce soit original, amusant, attrayant et bien sûr, éducatif.
Et pourtant ! Saviez-vous que les moments de jeu libre et même d’ennui sont essentiels au développement de votre enfant ? C’est dans ces espaces non structurés que l’enfant apprend à inventer, à explorer, à développer des habiletés précieuses et à solidifier ses compétences.
Donc, pas besoin de se mettre la pression pour avoir une panoplie d’activités chaque fin de semaine.
Le jeu libre, c’est une activité initiée, choisie et dirigée par l’enfant selon ses propres règles. Pas d’objectifs prédéfinis par un adulte et l’activité ne vise pas un apprentissage précis.
Le jeu spontané ou l’exploration libre fait partie du même continuum : c’est la curiosité naturelle de l’enfant qui le pousse à toucher, tester, combiner et expérimenter son environnement.
Contrairement aux activités organisées, le jeu libre laisse toute la place à l’imagination et au rythme de l’enfant. Cela ne veut pas dire qu’il se développe « au hasard ». Au contraire, la recherche suggère que le jeu libre contribue de manière importante au développement global de l’enfant, notamment sur les plans cognitif, social, affectif et moteur.
Lorsque les enfants inventent leurs propres jeux, ils mobilisent leur créativité, leur imagination et leurs capacités de résolution de problèmes. Par exemple, transformer une boîte en maison ou inventer une histoire avec quelques figurines illustre comment le jeu stimule l’imagination et contribue au développement de la la pensée symbolique. Ces expériences participent également à la création et au renforcement des connexions cérébrales chez l’enfant.
Le jeu libre engage aussi le corps. Courir, grimper, sauter, creuser dans le sable ou manipuler des objets variés renforce les habiletés motrices globales et fines. Ces expériences contribuent à la santé physique et favorisent la coordination. Le jeu libre permet également à l’enfant d’explorer son environnement, d’essayer de nouvelles actions et de se confronter à des défis. Ces expériences peuvent l’amener à prendre certains risques adaptés à son développement, favorisant ainsi la confiance en soi et l’apprentissage par l’expérience.
Lorsqu’ils jouent ensemble, les enfants apprennent à partager, à attendre leur tour et à gérer des conflits. Ces interactions soutiennent le développement de l’empathie et des habiletés sociales. Même en jouant seuls, les enfants explorent leurs émotions et apprennent à mieux les réguler.
Apprendre à tolérer l’ennui et à trouver soi-même des solutions est une compétence précieuse. Les moments où l’enfant doit inventer son jeu renforcent sa confiance en lui et sa capacité à persévérer. Des chercheur.es soulignent que la liberté d’explorer chez l’enfant est liée à une plus grande autonomie et à une meilleure motivation intrinsèque.
Le rôle des parents et des intervenant.es n’est pas d’organiser ou de diriger le jeu libre, mais de créer les conditions qui le rendent possible : un espace sécuritaire, du temps, quelques objets ouverts à l’imagination (boîtes, tissus, blocs, ballons). L’adulte peut observer ou être présent si l’enfant le demande, mais doit résister à l’envie d’influencer le jeu.
Il est aussi important que l’enfant ait du temps pour jouer seul, sans la présence constante du parent. Ces moments renforcent son autonomie, stimulent sa créativité et l’aident à tolérer l’ennui, une compétence clé pour apprendre à trouver ses propres solutions.
Si votre enfant demande souvent votre participation, mais que vous souhaitez l’aider à développer sa compétence à jouer seul, vous pouvez l’encourager en lui disant que c’est super ce qu’il fait, qu’il pourra vous le montrer quand vous aurez terminé votre propre occupation. N’hésitez pas à nommer celle-ci et expliquer son importance (ex. : « Je vais faire le souper pour qu’on puisse partager un bon repas ensemble. » ou encore « je vais aller continuer mon livre pour me calmer et recharger ma batterie »).
C’est aussi pourquoi il est important de varier et d’avoir un équilibre entre le jeu seul, organisé ou en groupe.
Le jeu libre et l’exploration spontanée ne sont pas du temps perdu : ils constituent un temps précieux où l’enfant consolide ses compétences, apprend à se connaître et développe son autonomie. Ces moments sont complémentaires aux activités organisées et sont tout aussi essentiels. En laissant place à l’ennui, à l’imagination et à l’initiative de l’enfant, on nourrit sa créativité, son équilibre et son plaisir d’apprendre.
Le jeu libre peut prendre des formes simples, accessibles et variées. Voici quelques idées simples pour l’encourager à la maison :
Ces activités n’exigent pas de matériel sophistiqué. Elles reposent surtout sur la liberté laissée à l’enfant d’imaginer, d’explorer et de répéter à sa manière.
Références